François Busnel un air sympathique mais dans un système


Jean-Gabriel Perboyre lotois martyrisé en Chine au XIX siècle
Jean-Gabriel Perboyre lotois martyrisé en Chine au XIX siècle, symbole livres.tv
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Il ne voit pas ou il ne peut pas voir livres.tv ?


François Busnel vit dans la médiocrité de la production littéraire contemporaine, on pourrait même dire qu'il vit avec, puisqu'il vit avec Delphine de Vigan, écrivain, qu'il semble mettre au panthéon. Mais il n'est peut-être pas objectif. Comme je ne lui suis pas car je ne l'ai pas lue, je n'ai pas envie de la lire, elle n'est qu'une face de l'industrie littéraire actuelle, elle accepte son fonctionnement, ses Lagardère, Gallimard et autres grandes fortunes du pays...

François Busnel a l'air d'être un homme sympathique, cultivé, trouvé vers la littérature, "presque droit" mais dans un système comme les médias français, peut-il voir un écrivain indépendant ?
L'interview dans telerama (le site) d'Aude Dassonville (du 19 juin 2013) le confirme.

Aude Dassonville : - Le motif de votre décision risque d'en étonner plus d'un...
François Busnel : - Quelques personnes m'ont dit : « Tu te rends compte que tu abandonnes un statut social, une présence médiatique ? ». Je m'en fiche complètement. Je n'ai jamais opéré aucun choix professionnel dans cette optique. Je ne fais les choses que si elles me plaisent. Quand je ne suis plus passionné, ou que ma liberté d'action est entravée, j'arrête de les faire. Il faut être prodigieusement vivant pour bien faire ce métier.

François Busnel est parti aux Etats-Unis interroger ceux qu'il nomme « les derniers fous », qui sont les vrais descendants des Balzac, Hugo... et il raconte, c'est passionnant ! « Ce qui est intéressant, c’est d’aller à la rencontre des derniers grands fous qui sont les fous géniaux. Si on avait pu aller rencontrer au 19e siècle Baudelaire, Flaubert, Gérard De Nerval, Lamartine, Victor Hugo, Balzac, vous pensez que l’on aurait eu affaire à des gens normaux ? Mais pas du tout, ce sont des grands fous mais c’est des fous géniaux. C’est c’qu’on appelle les fous littéraires. Et alors, aux Etats-Unis, il se passe quelque chose d’assez incroyable, c’est que l’écrivain n’a pas de statut social, c’est-à-dire il n’est pas comme à Saint-Germain-des-Prés, en train de donner son avis sur tout, de boire des coups pour se faire remarquer par la presse et par les gens, il signe pas d’autographes... Au contraire il n’a aucun ego donc il s’enfonce dans cette espèce de folie qui est créatrice du coup, qui devient une folie créatrice, régénérante, c’est ça qui est absolument extraordinaire avec eux, donc on est au coeur du processus de création. »

Pourtant, il n'est jamais descendu dans le Quercy rencontrer Ternoise, l'auteur du roman de la révolution numérique !

Précédemment, il y avait eu un échange également intéressant, dans telerama (le site) du 19 juin 2013 :

Aude Dassonville : - A la rentrée de 2011, vous aviez été sévèrement critiqué pour l'avoir invitée dans La grande librairie, sur France 5...
François Busnel : - On était ensemble depuis trois ou quatre mois. Est-ce que vous savez ce que peut devenir une relation au bout de trois mois ? Peut-être que si on avait été ensemble depuis dix ans, je ne l'aurais pas fait. Mais lorsqu'elle est venue dans La grande librairie, elle avait déjà vendu des milliers d'exemplaires de Rien ne s'oppose à la nuit, elle figurait sur la liste du Goncourt, elle avait obtenu le Prix Fnac... Si vous me dites que c'était une erreur de l'inviter dans une émission littéraire, je l'entends.

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